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Las Vegas

J'en parlais il y a peu (kof kof!) ici.
Après une dure semaine de labeur, j'ai décidé il y a quelques temps que
faire 4 heures de routes sous un soleil de plomb afin d'aller visiter
l'une des villes ayant la pire réputation de débauche au monde serait
une excellente idée de week-end.Ni une ni deux, je pars sous un
soleil brillant principalement par son absence à 6h du matin le samedi.
Le doux son de Tie fighter en furie que produisent mes pneus sur les
dalles de béton striées de la I-10 près de Downtown finit de me
réveiller. Y'a pas trop de circulation et les miles défilent
tranquillement tandis qu'une aube rouge grise se lève.
Tout en essayant de ne pas jouer au flipper avec mes petits camarades
(vu la taille respectives de nos voitures, je serais la bille, en plus),
je prends quelques photos.Azusa (pour "A to Z USA"... si si)La
route tourne alors pour passer à travers un col au niveau des San
Bernardino Mountains, de l'autre côté desquelles se trouve le désert de
Mojave (prononcer Moravé, à l'Espagnole). A partir de là, le soleil sort
et baigne de sa chaleur les paysages arides, mouchetés ici et là d'une
hardie "verdure" et dominé par quelques massifs montagneux.Après
un trajet sans encombres, le désert voit fleurir non plus des Joshua
Trees mais des casinos et des hôtels, signe que l'on vient de franchir
la frontière avec le Nevada. Les banlieues de Vegas apparaissent au
milieu de nulle part, sorte de "hameaux" d'humanité au milieu du désert.Enfin,
arrivée à Las Vegas. Je dépose mes affaires à l'hôtel et pars pour une
ballade sur le Strip, la partie du Las Vegas Boulevard sur laquelle se
trouvent tous les grands casinos. Chacun possède son style propre et
règne sur son bout de Strip, créant ainsi une joyeuse cacophonie
visuelle : pyramide et sphynx pour le Luxor, caneaux et galeries de
pierre pour le Venetian, reconstitutions de Paris, de Manhattan ou de
palais romains,... il y en a pour tous les goûts mais mis côte à côte,
ça fait un peu saigner des yeux, quand même. Une
foule hétérogène emplit les trottoirs : familles venues passer le
week-end, groupes d'ami(e)s venus fêter tout ou rien, couples en
goguette ... tout ce petit monde passe d'un hôtel-casino à l'autre, dans
lesquels on rentre comme dans des moulins, tout en évitant les
innombrables distributeurs de rue qui tentent d'éborgner le plus de
passants à coups de prospectus pornos. Dans les casinos règne un bruit
de fond, presque une mélopée : le son continu des cloches de machines à
sous qui se répète à l'infini dans des salles immenses aux lumières
tamisées. Il y règne une odeur de tabac que les climatiseurs (tournant
pourtant à plein régime) peinent à dissiper. Les joueurs, vissés à leur
machine à sous, ont généralement un air des plus moroses et répètent
sans cesse les mêmes gestes, automates travaillant à la chaine et ne
produisant rien, si ce n'est de l'argent. Au milieu de cet enfer
bourdonnant, quelques tables offrent roulette, craps, black-jack ou
poker à une cliente un brin plus vivante.Même si l'air est
torride à l'extérieur, on ressent une bouffée d'oxygène en sortant de
ces lieux au final souvent sinistres. Ici et là, des spectacles de rue
viennent ajouter à la grandiloquence ambiante, telles les jeux d'eau du
Bellagio qui sont non seulement spectaculaires mais servent en plus de
brumisateur géant (écologistes de tout poil, l'overdose de mauvais
whisky est votre voie de rédemption la plus rapide). Au fur et à
mesure que la nuit tombe, Las Vegas se pare de son chatoyant manteau de
nuit, kaléidoscope de néons et de spots multicolores (le dernier membre
d'ISF lisant ces lignes vient de décéder... paix à son âme). Les
touristes en short laissent petit à petit la place aux clubbers en
talons aiguilles ou en veste Armani filant d'un pas pressé vers les
boites de nuit qui, elles, n'ont rien de particulier.Après
quelques temps passés à regarder les spectacles de nuit et les jolies
lumières, être ressorti bien vite de quelques boites sans intérêt et
surbondées, je passerai pour ma part le début de la nuit en haut de la
tour du stratosphère, à regarder ce tapis incandescent qui s'étend au
milieu des limbes, témoignage s'il en faut de l'insouciance humaine.Je
finirai ma nuit à jouer au yoyo avec la chance au son des caresses des
cartes sur les tapis de feutrine. Le casino gagnera, comme toujours, et
j'irai m'écrouler dans mon lit en milieu de matinée, avec tant d'autres.
Las Vegas ne dort jamais et il y a énormément de choses à y faire à
part jouer : excursions vers le Grand Canyon ou la Death Valley,
spectacles et concerts et tant d'autres. Pas étonnant que tant
d'Angelenos viennent s'y brûler les ailes.Plus de photos sur FBEncore plus (et les vidéos de certains spectacles) à la demande

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